Taxation des contrats courts, carte BTP, grande distribution : votre revue de presse et du web

taxation des contrats courts

 

Des semaines durant, les discussions des partenaires sociaux sur le sujet de l’Assurance chômage ont buté sur la question de la taxation des contrats courts. La presse s’en est largement fait l’écho, jusqu’à la conclusion de l’accord venant d’être validé par les principaux syndicats. Second sujet à l’honneur, la carte BTP entend lutter contre la fraude dans l’emploi de travailleurs détachés de l’étranger. Quant au virage amorcé par les hypermarchés pour se réorienter, il constitue le troisième sujet de votre revue de presse et du web dédiée aux entreprises employant des personnels terrain.

Taxation des contrats courts

Fourbissant ses armes pour la négociation, le Medef a préparé plusieurs propositions rapportées dans un article du Monde (27 mars) : il n’était pour Pierre Gattaz « pas question d’augmenter le coût du travail ni d’augmenter la taxation sur le contrat court », mais de « mettre quatre ou cinq options sur la table ».

Un projet d’accord a fini par être trouvé après « d’âpres négociations », comme le souligne le Parisien (29 mars). Le site du quotidien relève que « le patronat a partiellement cédé sur un point majeur de la négociation en maintenant pendant 18 mois la surcotisation sur les CDD d’usage » ; et que les employeurs prendront à leur charge une « contribution exceptionnelle temporaire» équivalente à 0,05 % de l’assiette des cotisations à l’assurance chômage, soit environ 270 millions d’euros de recettes supplémentaires pour l’Unedic ».

La CFDT a été le premier syndicat à valider l’accord, comme le rapporte une dépêche Reuter (29 mars). Le site du Figaro (30 mars) consacre un article à la validation de FO, et Investir annonce celle de la CFTC (31 mars). Si le négociateur de la CGT, Denis Gravouil, « a laissé entendre qu’il ne signerait pas », les délégations CFDT, CFTC, FO et CFE-CGC ont jugé l’accord « équilibré ».

Déploiement de la carte BTP

Ainsi que l’explique le site officiel du gouvernement (22 mars), la carte BTP, lancée en janvier dernier, est une carte d’identification professionnelle obligatoire pour tous les professionnels du secteur du bâtiment, avec un « déploiement progressif à partir du 22 mars 2017 ».

Dans un article dédié à ce dispositif, le site du Figaro (23 mars) précise que la carte BTP « concerne 2,54 millions de salariés dans 500 000 entreprises ». Le rédacteur rappelle que « cette carte professionnelle était réclamée depuis dix ans par les entreprises du BTP, qui souffrent de la concurrence déloyale provoquée par la fraude au travail détaché », et que « les travailleurs détachés doivent avoir leur carte d’ici deux mois ».

« Les entreprises doivent se préparer, sous peine de sanctions » : tel est le titre d’un article de l’Express (22 mars) qui met en garde les employeurs. Ces derniers s’exposent à « 2 000 euros d’amende en cas de non-présentation » de la carte. Le rédacteur relève que « la France a l’arsenal le plus strict contre le travail détaché ».

Grande distribution : la mue des hypermarchés

Que les personnels terrain se rassurent, la grande distribution a encore de belles opportunités à leur fournir, mais leur environnement de travail va changer ! Sous un titre interpelant, « Grande distribution : la fin annoncée de l’hypermarché », un article des Echos (14 mars) affirme que « cette forme de distribution, qui domine en France, vit sans doute ses derniers instants ». Il s’agit désormais d’« augmenter l’offre de restauration et de divertissements » pour celles des enseignes qui ne renonceront pas à leurs mètres carrés. Cette modification des espaces devrait être porteuse d’une plus grande diversité de compétences dans les très grandes surfaces.

Libération (15 mars) conforte le propos en titrant sur les « hypermarchés en voie d’obsolescence ». À l’instar du rédacteur des Echos, celui de Libération désigne les causes du changement de paradigme : « les sites de vente en ligne et la méfiance vis-à-vis de la consommation de masse ». L’heure est à la réduction des surfaces pour Casino, à la « diversification des activités » pour Auchan et Carrefour. On peut présumer que nombre de profils terrain évoluant dans la grande distribution chercheront à profiter des opportunités ou passerelles (de certains métiers vers d’autres) que devraient générer ces activités nouvelles.

Comme pour confirmer cette tendance à la diversification, le Figaro (28 mars) consacre un article au choix de Lidl de se lancer en France sur le secteur du voyage. Et y rappelle qu’en 2014 déjà, « Lidl avait annoncé son renoncement au modèle du hard discount dans le but d’attirer un nouveau type de clientèle », et lancé depuis une gamme de produits bio.

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