Les soft skills les plus recherchées dans les métiers opérationnels

Parfois dénommées compétences humaines ou encore « savoirs comportementaux », les soft skills désignent les aptitudes personnelles liées à l’intelligence émotionnelle. Contrairement aux hard skills, qui constituent les compétences techniques et connaissances spécialisées d’une personne pour la réalisation de son travail, les soft skills sont transversales : elles sont exploitables quelles que soient la fonction et le poste. Quelles sont les soft skills les plus recherchées dans les métiers opérationnels dont nous aimons traiter sur ce blog ?

Les soft skills, de plus en plus considérées par les DRH

Le fait est que ce sont les hard skills que scrutent prioritairement les recruteurs sur les CV qu’ils reçoivent, et que c’est à elles qu’ils se fient pour accorder un rendez-vous. Pourtant, c’est le plus souvent les soft skills – les « compétences humaines » – qui permettent à un candidat de faire la différence lors de l’entretien pour obtenir le poste et le garder.

Les soft skills ont d’autant plus d’importance aux yeux des employeurs que le niveau de qualification exigé pour un poste est peu élevé. Ceci explique le caractère décisif des qualités humaines comme l’empathie dans le secteur du service à la personne. Attardons-nous sur trois soft skills ayant une importance particulière pour les DRH chargés de recruter des personnels opérationnels.

Le dynamisme et le sens de l’initiative

Comme le mot « enthousiasme », le terme « dynamisme » a été si vu et revu depuis trente ans dans les offres de l’emploi qu’il semble bien galvaudé. C’est pourtant l’une des qualités qui font toute la différence dans de nombreux métiers opérationnels.

L’hôtellerie-restauration est le secteur par excellence ou cette soft skill est indispensable : en cuisine comme en salle, un employé lymphatique ne fait pas long feu ! Dans ce métier comme dans toutes les fonctions qui mettent les opérationnels en contact avec la clientèle, le dynamisme doit se doubler d’un certain esprit d’initiative. La qualité de service perçue par le client en dépend : la vendeuse ou le serveur qui anticipe le désir du client, propose sans attendre qu’on lui demande, représente une plus-value indiscutable pour une enseigne.

Plus généralement, être davantage qu’un simple exécutant, ne pas attendre les directives de la hiérarchie pour améliorer un point de détail, être proactif en proposant ses idées d’optimisation au moment opportun à son manager sont le secret de l’évolution et de l’acquisition de responsabilités.

Le sens du collectif

Dans le BTP, la grande distribution, le commerce de détail ou l’hôtellerie-restauration déjà évoquée, la notion d’équipe est d’autant plus primordiale que beaucoup de tâches s’effectuent collectivement.

Si un goût de la performance individuelle peut correspondre aux attentes d’une organisation à un instant T, il reste que ce sont les personnes ayant le sens du collectif qui donnent une fiabilité au travail de l’équipe et, par extension, apportent de la pérennité à l’entreprise.

Avoir le sens du collectif ne se limite pas à avoir l’esprit d’équipe ; c’est aussi avoir une certaine éthique consistant à placer l’intérêt du service ou département – et de l’entreprise – avant le sien. Cela suppose d’être prêt à aider les autres, par exemple en partageant son savoir-faire ou ses connaissances sur une technique, d’avoir de l’écoute et de se montrer solidaire.

L’adaptabilité

Cela semble banal de le mentionner, mais cette qualité est la plus recherchée aujourd’hui par les entreprises, aussi bien pour les cadres dans des métiers de service que pour les opérationnels dans des métiers manuels. L’évolution rapide et perpétuelle des marchés, des techniques et des modes de travail explique ce phénomène.

Décisive dans les métiers de bureau soumis en permanence à la digitalisation des tâches, l’aptitude au changement compte également de plus en plus dans les métiers opérationnels manuels. À titre d’exemple, l’utilisation de l’informatique et du digital est de plus en plus courante dans des secteurs où ces outils étaient encore inusités il y a peu. Dans le BTP, par exemple, certains chantiers se pilotent entièrement sur écran. Dans le service à la personne, il est parfois nécessaire d’utiliser des applications dédiées pour assurer la traçabilité des actions effectuées.

L’adaptabilité, enfin, c’est aussi savoir se montrer diplomate et respectueux en cas de désaccord avec un collègue ou un manager : une compétence déterminante pour maintenir le bon fonctionnement de l’équipe et des relations interpersonnelles harmonieuses.

Si certains possèdent naturellement une ou plusieurs soft skills recherchées, d’autres doivent travailler davantage pour développer ces aptitudes qui peuvent faire la différence sur le terrain. Il est en effet plus sûr pour un recruteur de miser sur un candidat faisant preuve d’esprit d’équipe, de sens de l’initiative et d’empathie que sur un candidat maîtrisant telle ou telle technique – comme la manipulation d’une machine qui nécessitera un jour une remise à niveau – mais dépourvu de ces qualités. C’est la grande force des soft skills sur les hard skills : elles ne deviennent jamais obsolètes.

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